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La CERISAIE, une fin du monde
Création Théâtre
Sortie en 2018
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Fin de résidence au Préau à Vire et au CDN de Caen,

teaser disponible sur demande.

 

Note d’intention / Заявление о намерениях

Dans une lettre à Stanislavski du 5 février 1903 Tchekhov écrit « … tout est prêt dans ma tête elle s’appellera la Cerisaie il y aura quatre actes, dans le premier acte par les fenêtres, on voit les cerisiers en fleurs, comme si le jardin était blanc. Les dames habillées de blanc, dehors il neige ».

Et si on s’attachait à éclairer les symboles qui nous dépassent, qui nous lient à la nature, à la nature humaine?

La Cerisaie c’est un espace à travailler, donc un rêve. Un rêve sur une communauté, sur l’enfance et la disparition. Entre autres celle de l’auteur, Tchékhov qui a peaufiné ce texte jusqu’à son dernier souffle. Un fils de serf qui s’émancipe en devenant médecin, qui écrira toute sa vie pour mourir à bout de force de la tuberculose… Vénéré par des générations d’écrivains, obsédé par Shakespeare, admiratif de Maeterlinck, Tchékhov a oeuvré sans relâche pour réconcilier au coeur de son écriture l’avant-garde de Treplev « il faut des formes nouvelles » (la mouette) et la notoriété de Trigorine.

Il n’est pas anodin de noter que dans la Cerisaie, il n’y a pas de docteur

contrairement aux pièces précédentes…

Dans cette pièce testament, il se revendique pleinement amoureux du théâtre comme l’enfance de l’art.

Après de multiples lectures et improvisations, nous avons opté pour la traduction d’André Markowicz.

Pourquoi une oeuvre comme la Cerisaie est-elle si intemporelle ?

J’ai envie de répondre par cette citation :

« Ce qu’Adorno ne dit pas, c’est que ce ne sont même plus ses intentions que l’artiste réalise mais des intensités anonymes » Jean-François Lyotard.


LES AUTRES SPECTACLES DISPONIBLES ET PASSES


MON COEUR N’EN A RIEN A BATTRE
Texte original Melchior Delaunay
Création 2013 disponible en tournée
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TENTATIVE DE MOUVEMENT POUR UN ASTHMATIQUE AU MILIEU DES CHIENS

Pièce de Théâtre et Danse
Création 2015 disponible en tournée
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Zidane est là et il va jouer son dernier match, son jubilé, une finale de coupe du monde. Pour Zidane:  » il y a toujours eu chez lui l’impossibilité de mettre un terme à sa carrière, et même et surtout en beauté, car finir en beauté c’est néanmoins finir, c’est clore la légende: brandir la coupe du monde, c’est accepter sa mort alors que rater sa sortie laisse des perspectives ouvertes inconnues et vivantes.» Jean Philippe Toussaint

 


DES COUTEAUX DANS LES POULES
Pièce de Théâtre
Création 2012 disponible en tournée
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Nous sommes à l’aube des grands mouvements, le Moyen Âge avait figé les choses, la Révolution Industrielle va les mélanger.

Ce texte décrit la fin des paysans écossais, futurs expulsés des terres, futurs déplacés. Ils devront rendre les terres qu’ils cultivent pour composer ces armées de travailleurs, imposées, demandées par la Révolution Industrielle. Ces mêmes travailleurs qui plus tard laisseront leurs machines-outils et partiront à la guerre. Ces mêmes soldats rendront leurs fusils pour venir reconstruire la vieille Europe, et ainsi de suite dans un mouvement infini et perpétuel des civilisations.

Les réflexions philosophiques, la question de la culture comme source de liberté, celle qui veut nous échapper, celle qui peut nous échapper, celle que nous abandonnons.  Le sens des choses, les émotions, sentir, comprendre, savoir.

Et puis intégrer la question du temps, du temps suspendu et des rapports entre les individus : la campagne du XIXème siècle, le monde du travail aujourd’hui.

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ZONE DE COMBAT
Pièce de Théâtre
Création 2011
Zone de Combat

Zone de combat est un livre inclassable : pas un roman, pas de la poésie, pas vraiment de la prose, qu’est-ce que c’est, au juste ? Un « texte de fiction », selon l’auteur lui-même (son deuxième, après La base). Une sorte de Chuck Palahniuk mais français (c’est important, la nuance est énorme), sans intrigue, sans personnage, sans conscience. Ne reste plus rien, semblerait-il, mais non : reste le langage. Le discours. Discours gris, dit Hugues Jallon, celui de la littérature d’épanouissement personnel, celui des rapports administratifs, aussi. Et de ce discours, de ce langage, naissent des situations, des scènes, des ombres, des fantômes qui, s’ils ne sont pas en eux-mêmes des personnages, permettent, à travers les non-dit, l’émergence de formes sous-jacentes, de personnes que l’on n’arrive jamais à cerner, à identifier, à comprendre. Des ombres en perpétuel mouvement : des mouvements de fuites, qui disparaissent à peine sont-elles apparues. Et la zone de combat, au juste, qu’est-ce que c’est ? Ce n’est jamais dit : toujours l’implicite. Ce n’est pas une vision noire de notre société même, ce n’est pas une contre-utopie à la 1984, ce n’est pas non plus un groupe de soutien particulier, mais bien tout ça à la fois : une vision universalisante de la peur (« un seul mot nous rassemble : la peur », dit la quatrième de couverture). La peur dans ce qu’elle a de plus commune à tous et à tout. La peur dans la représentation même que fournit le langage : ces relents de dépêches que l’on retrouve cristallisées dans des expressions-slogans qui reviennent sans cesse : lié à / passé par (par exemple). La peur comme mal à combattre et comme attitude de survie. C’est un peu tout ça à la fois, la zone de combat.

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POURQUOI ATTENDRE LA MORT DE LAZARE PONTICELLI
Pièce de Théâtre
Création 2010 disponible en tournée
Pourquoi attendre la mort de Lazare Ponticelli

 


PUTAIN C’EST LA GUERRE
Pièce de Théâtre
Création 2008

Octobre 2001. Un mois après les attentats, les Américains accrochent avec ferveur le drapeau étoilé à leur antenne de voiture. Le soir, ils regardent sur CNN les progrès de l’opération « Liberté immuable » en Afghanistan. C’est en ces instants d’intense communion nationale que David Rees, un New-Yorkais de 29 ans, met en ligne quelques bulles d’une bande dessinée pleine de morgue, d’ironie et de grossièretés, intitulée : Ç Get your War onÇ (« Lance ta guerre – Putain c’est la guerre »). On y voit, dans un décor de bureaux digne de Play Time, des employés s’exciter pendant des heures au téléphone. « Putain, dit l’un, cette guerre contre le terrorisme, ça va donner ! » « C’est sûr, répond son collègue. Tu te souviens, quand les États-Unis avaient un problème avec la drogue, ils ont déclaré la guerre à la drogue et voilà, on en est débarrassé ! » Il ajoute : « D’ailleurs c’est dommage que ça ait si bien marché… là j’aurais vraiment besoin d’un joint. »
Putain c'est la guerre - Tramber Regard18760004.JPG

 

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